Le pouvoir nommait ce mardi 20 aout 2013, l’homme le plus contesté des parquets du pays « Me Francisco René » à la tête du parquet du tribunal de Première instance de Port-au-Prince.
Tout cela arrive alors qu’on s’apprête à aller à des élections municipales et législatives. Une situation qui pose plus d’une question dont la possibilité d’organiser ce scrutin dans un climat obscur et dépourvu de confiance de part et d’autre.
Le processus politique en Haïti ne sortira pas du cadre totémique de la mobilisation et du jeu des contradictions ; sauf si les barons de la scène politique - qu’on peut qualifiée de deux rues et de deux boutiques pour la vente au détail – s’emploient à apaiser le climat délétère et à s’éloigner d’employer des discours qui ne font qu’exacerber les tensions. Sans cela, nous resterons toujours au bord du précipice, avec des hommes et femmes tendus et dont les propos traduisent un état d’esprit digne de la police secrète, qu’il relève des partis politiques, toute tendances confondues, ou des appareils de l’Etat.
Et certainement que cette image est infamante à plus d’un titre et ne peut aucunement donner lieu à un climat participatif, capable de rapprocher les différents points de vue pour que les protagonistes de la crise politique en Haïti daignent enfin s’asseoir autour de la même table, sans mettre en avant des conditions préalables. Ils doivent pouvoir négocier sur l’avenir du pays – qui ne se ramène pas seulement à la personne du président Joseph Michel Martelly ni celle de Moïse Jean-Charles en sa qualité de chef de file de l’opposition démocratique, mais à tous les membres du peuple haïtien qui n’ont donné de blanc seing à personne pour entrer, en leur nom, dans des futilités sans fin. Mais seulement à travailler pour trouver la meilleure façon de résoudre leurs problèmes de tous les jours. Telles les libertés et une vie décente et digne.
Quand nos maîtres comprendront-ils cela ?
DS
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